Et Maintenant

  sego6mai.jpg On va travailler, rénover, refonder, préparer les prochaines échéances.
Dans chaque épreuve, dans chaque échéance politique, il faut en tirer les leçons et puis toujours regarder vers l'avenir.

Il faut rester unis, il faut prendre le temps de faire l'évaluation des choses.

Moi, je suis heureuse d'avoir donné un message d'espoir. Je sais qu'il y a beaucoup de gens déçus et tristes, je ne veux pas qu'il le soient, donc je prends ma force intérieure pour continuer à leur communiquer de l'énergie"





Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 15:35

Combien de fois avons-nous reproché aux politiques de prendre leurs décisions et leurs orientations en fonction des sondages? Et qu'avons- nous vu et entendu durant toute cette campagne? Des sondages, des sondages et encore des sondages...

Combien, en toute franchise, ont voté pour Bayrou en fonction des sondages?

Combien demain et dimanche vont voter ou ne pas voter en fonction des sondages?

Rappelons ici que ces sondages sont réalisés par des entreprises qui sont toutes membres du MEDEF, dont les clients sont tous membres du MEDEF, MEDEF dont la présidente dirige un institut de sondage... Ces gens là n’ont, par naturel, qu'un intérêt: c'est la victoire du candidat de l’ordre. Par naturel, car avec le capitalisme c’est toujours la même chose: des vues à court terme car  le candidat de la revanche sur 68 ne pourra, dans les faits, que devenir le président du désordre. 

Depuis des mois, lors de rencontres avec des partisans du candidat sortant, j'ai posé inlassablement la même question. Comment avec les mêmes méthodes coercitives que Jupé en 95, Raffarin en 2002 et Villepin en 2006 voulez- vous arriver à un résultat différent, c’est à dire le blocage total, à la fois social et politique? Eh bien jamais depuis des mois, je n’ai entendu le moindre début de petite réponse! Ils ne font que croire, que cette fois- ci, cela va fonctionner! Que cette fois ci, ils ont trouvé le Sauveur! Le Messie! 

Une autre voie est pourtant possible: celle du dialogue, celle de la réconciliation avec les cités. Une voie qui préfère maximiser l’existant, qui parie sur l’intelligence collective et non sur le pouvoir de la matraque. Une voie qui préfère construire une France métissée plutôt que de construire des murs et des prisons. Une voie qui mise sur l’éducation et la recherche et non sur les bas salaires et les emplois précaires, synonymes de régression sociale. Une voie qui assume pleinement l’héritage de la France, tout l’héritage sans se voiler la face, sans se mentir à elle même. 

Dans les décisions qui vont se prendre samedi et dimanche, les électeurs de Bayrou vont avoir une lourde responsabilité. C’est eux ,en effet, qui possèdent la balance du pouvoir. La politique, comme la vie en général, impose de faire des choix. Laisser faire ne dégage en rien de la responsabilité. Laisser faire ou encore ne pas prendre position est en fait choisir celui qui est en tête. J’ai entendu certains électeurs de Bayrou dire qu’ils voteront blanc en sachant que Sarkozy mènera la France au bord le la révolte. Cela s’appelle ni plus ni moins jouer la politique du pire et j'avoue que j’ai beaucoup de mal à comprendre ce type de position. Comment peut- on aimer la France, vouloir qu’elle sorte de l’ornière, se dire avoir le meilleur programme pour la France et en même temps, assumer, en pleine conscience et en pleine connaissance de cause, que son vote risque de précipiter la France dans un ravin? 

Il ne faut pas se faire d’illusion. Ce week-end c'est non seulement l’élection présidentielle mais aussi les législatives qui se jouent. Les Français, depuis 1981, ont toujours fait preuve de constance. Ils ont toujours donné une majorité au nouveau président. Ce qui se choisit ce week-end, c’est aussi un parlement ,de nouveau, dirigé pour cinq ans par un parti unique. Il est utopique de croire qu’une UMP victorieuse fasse la moindre petite place à un nouveau parti du centre alors que la majorité des députés UDF se sont rendus, sans combattre.

La France a cette fin de semaine rendez-vous avec l’Histoire. Nul ne sait si elle saura saisir l’opportunité du Renouveau, d’une nouvelle donne, d’une France où chacun aura pleinement sa place.

Ce qui est certain, par contre,  c’est que ce qui a été construit durant cette campagne ne pourra en tout état de cause être détruit.

La France de Charlety continuera à croître, de jour en jour,  quoi qu’il arrive, soit dans la douleur, soit dans la joie!

Vive la France Présidente!

 

 

Par Guillaume Bertrand - Publié dans : Désirs d'Avenir Canada
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 15:25
  • Mr Sarkozy reçoit les soutiens de Bush, Aznar et Berlusconi
  • Les Italiens ont mis Mr Berlusconi dehors !
  • Les Espagnols ont mis Mr Aznar dehors !

Allons-nous être encore la risée de toute l’Europe et du monde entier (sauf les Etats-Unis) en élisant un petit « Napoléon » que son seul rêve est de devenir Président de la République depuis sa petite enfance !

  • Angéla Merkel ne parle plus à Nicolas Sarkozy depuis sa sortie sur le "peuple qui n'a pas inventé la solution finale" (le 9 mars à Caen). Cela promet pour nos futures relations Européennes !
  • JL.Zapatero et R.Prodi soutiennent Ségolène Royal,

Excluons du pouvoir en France le dernier soutien de Berlusconi !

Vendredi 27 avril dernier à 7h48 sur RTL dans la Chronique de Jean Michel Aphatie, Mr François Bayrou a appelé à voter contre "une immense régression" notamment de la liberté d'expression.

La transcription et l'enregistrement sont ici :

http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?rubid=17311

Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Désirs d'Avenir France
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 15:13

Alors, vous allez vraiment faire ça ?
Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ? Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs du cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui?
Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ?
Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ? Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ?
Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les lave plus blancs que blanc vous allez faire ça ?
Mais pourquoi ? Parce que quoi ? Parce que jupe ? Parce que  talons hauts? Parce que voix ? Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles? Parce que vraie ?
Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ? Pas cinquante propositions sur les cent ? Pas vingt ?  Pas dix ? Pas une ? Vraiment, rien du tout ?
Trop de quoi ? Pas assez de quoi?
Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ?
Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ?
Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ? Non. On le refait en 2007, mais en mieux. Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic.

Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal. Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal. C’est même estimable.
Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu si nombreux, si heureux, à Bercy dimanche, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies, c’est moins estimable, mais quoi de plus normal?

Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ? Vraiment rien? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ?
Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés  d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons repasser le plat de la droite dure ? 

Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ?
Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ? De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être que du bien de ceux qui ont besoin, vitalement, de mieux être. Vitalement. Maintenant.
Supporterez-vous dimanche soir d’apprendre  qu’il a manqué une voix ? Une seule. La vôtre.
Je vous en supplie.

 Ariane Mnouchkine

metteur en scène (Théâtre du Soleil).


Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 15:07
La campagne présidentielle française a suscité de nombreux commentaires dans la presse québécoise. Premier constat: c'est essentiellement la presse de langue française qui a scruté les coeurs des élites et du public québécois au sujet du prochain successeur de Jacques Chirac à la présidence française. Le lectorat anglophone reste distant par rapport à la politique française et, de manière générale, aux politiques européennes.

 Deux questions se posent donc. D'abord, y a-t-il convergence d'opinion entre les élites politiques, nos amis français vivant au Québec et la population québécoise en général? Deuxièmement, d'un point de vue de politique étrangère et dans la perspective de la promotion de nos intérêts propres, avec quel candidat les relations France-Québec sont-elles le plus susceptibles de s'améliorer? Nous avons posé ces questions aux Québécois.

La diplomatie québécoise à l'oeuvre

La diplomatie québécoise -- y compris d'anciens ministres -- n'a pas ménagé ses efforts depuis l'année dernière afin de courtiser les deux prétendants à l'Élysée et de multiplier les rencontres avec la classe politique française. Dans le contexte de sa précampagne électorale, le chef du Parti québécois, André Boisclair, avait d'ailleurs fait un saut à Paris à la fin de janvier pour rencontrer plusieurs dirigeants politiques français.

Lors de sa rencontre avec la candidate socialiste Ségolène Royal, il avait affirmé: «J'ai l'intime conviction que la France sera toujours aux côtés du Québec quels que soient les choix qui seront faits par les Québécois.» Mme Royal avait d'ailleurs ajouté que, selon elle, le programme du Parti québécois se rapprochait beaucoup du programme des socialistes français. Quelques heures plus tard, M. Boisclair rencontrait Nicolas Sarkozy pour discuter longuement de la politique québécoise et canadienne.

Les réactions françaises, québécoises et canadiennes aux propos de la candidate socialiste ne se sont pas fait attendre. L'ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin y a vu son manque d'expérience en politique étrangère. Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a pour sa part estimé, alors qu'il était à Davos, que la candidate socialiste cherchait à influencer les Québécois. Du côté d'Ottawa, on a parlé d'ingérence politique. Finalement, pour pas être en reste, le premier ministre du Québec a lui aussi fait une visite éclair à Paris, rencontrant le candidat de la droite et le président Jacques Chirac pendant que Ségolène Royal déclinait une rencontre avec lui pour des raisons de conflit d'horaire.

Les électeurs français du Québec

Une deuxième observation intéressante de cette campagne présidentielle fut de voir la passion de nos amis français vivant au Québec. D'abord, la plupart des partis politiques et des candidats à la présidence avaient leurs partisans au Québec. De plus, alors que la France votait au premier tour à 31,1 % pour Nicolas Sarkozy, contre 25,8 % pour Royal, au Québec, les citoyens et ressortissants français ont davantage appuyé la candidate socialiste dans une proportion de 35,7 %, contre 30,7 % pour le candidat de la droite.

Deux explications: les électeurs français sont sans doute plus jeunes au Québec, une bonne partie d'entre eux étant étudiants, et les électeurs français trouvent au Québec un terreau fertile pour exprimer leurs valeurs sociales-démocrates. Cette semaine, la fièvre électorale est montée d'un cran quand les locaux de Nicolas Sarkozy ont été placardés de tracts incendiaires.

Je vote Ségolène Royal

Malgré les activités diplomatiques des politiciens québécois, les activités partisanes des supporteurs des divers candidats à l'élection présidentielle et une presse qui a longuement traité des enjeux de cette campagne, 26 % des Québécois ayant répondu à notre enquête se sont dits très ou assez intéressés par cette élection alors que 74 % ont été peu ou pas du tout intéressés par cette campagne. Les répondants intéressés possèdent les caractéristiques suivantes: ils ont un diplôme universitaire (39 %), occupent un emploi comme professionnel (29 %) et ont un revenu supérieur à 60 000 $ (30 %).

Quand nous leur demandons s'ils voteraient pour Nicolas Sarkozy ou pour Ségolène Royal s'ils en avaient la possibilité, leur choix est sans équivoque. La candidate socialiste recueille 40 % des appuis, contre à peine 16 % pour le candidat de la droite, alors que 12 % ne voteraient pour aucun des deux candidats et que 32 % ne sauraient pas pour qui voter. Si Mme Royal recueille l'appui tant des hommes que des femmes (41 et 39 %), le candidat de la droite trouve davantage de supporteurs chez les hommes (21 %) que chez les femmes (11 %). Autres données intéressantes, les Québécois francophones appuient la candidate socialiste à 43 %, contre à peine 13 % pour les non-francophones, alors que ces derniers appuient un peu plus Nicolas Sarkozy que Ségolène Royal, à 27 % contre 24 % pour les francophones, bien que ces chiffres demeurent dans les marges d'erreur. Faut-il y voir un lien entre les déclarations de Mme Royal sur la souveraineté du Québec? La question reste posée.

Le résultat le plus clair est que plus les Québécois sont scolarisés, plus ils appuient la candidate socialiste. 52 % des personnes interrogées possédant un diplôme universitaire se rangent derrière la candidate socialiste. À l'opposé, les répondants moins scolarisés appuient un peu plus Nicolas Sarkozy, à 27 %, contre 23 % pour Ségolène Royal. Il existe donc une certaine divergence d'opinion selon le degré de scolarité. Finalement, une forte proportion de Québécois estime que Ségolène Royal est la mieux placée pour faire en sorte que les relations France-Québec connaissent une avancée au cours des prochaines années.

Si l'élection présidentielle française a suscité un certain intérêt, il reste que les Québécois ont une opinion assez précise quant à leur choix de dimanche. Reste à voir qui l'emportera. Nous verrons la suite des choses en ce qui a trait à l'avenir de nos relations diplomatiques.

Source: Enquête Léger Marketing réalisée entre le 27 avril et le 2 mai 2007 auprès de 1000 répondants. La marge d'erreur maximale est de plus ou moins 3,1 % avec un intervalle de confiance de 95 %, ou 19 fois sur 20. Les résultats ont été pondérés en fonction du sexe, de la langue, de l'âge et de la région à partir des dernières données de Statistique Canada (2001) de façon à obtenir un échantillon représentatif de la population québécoise.

Jean-Marc Léger, Président de Léger Marketing
Guy Lachapelle, Professeur titulaire au département de science politique de l'université Concordia et secrétaire général de l'Association internationale de science politique

le Devoir Édition du vendredi 04 mai 2007
Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : A Montréal
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 22:01
Pour que cette note reste dans l’Histoire :

-       le débat a eu lieu le 2 mai 2007, de 21 H à 23 H 40, à Boulogne, dans les studios de la SFP

-       il a été suivi par 20 millions de téléspectateurs ; j’ai été un de ceux-là ; comme je savais qu’il  n’ y  aurait pas  de pause, j’avais pris mes dispositions pour mes besoins urgents

-       assuré de ne pas devoir interrompre mon écoute et mon regard, j’ai, un peu tendu, suivi ce débat

-       Nicolas Sarkozy a commencé le premier, ainsi en avait décidé un tirage au sort, Ségolène Royal terminant le débat

-       les journalistes avaient choisi 4 grands sujets, avec des questions précises et assez vite, on s’est retrouvé ailleurs, grâce ou à cause de Ségolène Royal, plutôt, à cause de sa méthode

-       là, se situe pour moi, l’essentiel de ce débat : d’un côté des journalistes et Nicolas Sarkozy, fonctionnant avec une méthode simple, simpliste même

-       pour les journalistes, la France et la campagne, ce sont des questions auxquelles il faut répondre, si possible brièvement

-       Nicolas Sarkozy a très bien joué ce jeu : à chaque problème, sa solution, c’est du clefs en mains qu’il propose, tout dans sa boîte ou sa case avec son cadenas, le délinquant avec sa peine plancher, le multi-récidiviste avec des peines lourdes, le travailleur avec ses heures supplémentaires exonérées, les retraites avec leur temps de cotisation augmenté…lisez le texte du débat et vous verrez que c’est monsieur réponse à tout, solution à tout, secteur par secteur, catégorie par catégorie : la Turquie, c’est non, parce qu’elle est en Asie mineure, point final, simple n’est-ce pas, simpliste car la question n’est pas une question de géographie mais une question politique complexe comme l’a montré Bernard Guetta sur France-Inter, le 3 mai ; l’EPR, ça existe déjà et si on retarde sa mise en fonction, alors on fait fonctionner plus longtemps les vieilles centrales : ce n’est pas responsable ; irréfutable, mon cher Watson

-       la logique de Nicolas Sarkozy est la logique du tiers - exclu, de l’identité et de la non-contradiction, une logique remontant à Aristote, efficace dans les discours, rarement dans les actions car le domaine de l’action c’est le domaine du prévisible et de  l’imprévisible, du décidable et de l’indécidable quand toutes les options rationnelles en pour et en contre ont été pesées et qu’il faut quand même décider à l’ « instinct »

-       de l’autre côté, Ségolène Royal, avec une démarche, une méthode relevant de ce que certains appellent la pensée de la complexité où l’on est soucieux des interactions, des liens, des concordances, synergies, des répulsions, des résistances au changement

-       cette logique à l’œuvre, appelée par Ségolène Royal, cercles vertueux, donnant-donnant, gagnant-gagnant, piliers du pacte présidentiel, et qu’elle énonce sous une forme simple : tout est lié,  tout se tient, la famille, l’école, le logement, l’emploi, le pouvoir d’achat, cette logique est à mon avis, la logique qui convient à notre temps, complexe, très mouvant, très innovant, obligeant donc à des adaptations permanentes ; on a parlé à un moment donné dans les sciences dures de logique floue ; la physique quantique en est la preuve la plus surprenante ; il me semble que le flou relevé par certains dans les propos de Ségolène Royal n’est pas un flou d’incompétence, un flou poétique ou irresponsable mais  bien un flou « scientifique » car il n’est pas possible de prévoir tous les effets d’un dispositif politique, économique, financier…il faut essayer, évaluer, corriger, remettre à plat…tous termes qu’on retrouve dans le vocabulaire de la France présidente

-       dans ce registre, avec cette méthode, cette logique, Ségolène Royal s’est montrée convaincante, concrète, mettant même en difficulté l’aristotélicien irréfutable, celui-ci cherchant bien sûr à la mettre en difficulté : à mon avis, il n’y est pas arrivé même sur la question du financement des retraites où il a été particulièrement insistant, car oui s’il y a croissance, s’il y a développement, il y a rentrée mais comment évaluer avant 

-       la méthode de Nicolas Sarkozy est très différente ; il y a un problème de dette : faisons des économies tout de suite, ne remplaçons qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, sans dire dans quels secteurs ; ça semble efficace, logique ; c’est de la poudre aux yeux car oui, on fait des économies mais au prix de l’affaiblissement de l’école, de la désertification des zones rurales par les services publics…

-       y a-t-il eu un ou une gagnante ? question idiote puisque chaque téléspectateur avait ses a priori et qu’il est peu vraisemblable que beaucoup de gens aient changé de point de vue sur l’un ou l’autre

-       il s’agissait d’un exercice obligé de la démocratie, dont on a été privé depuis 12 ans et l’exercice a tenu ses promesses ; c’était pêchu ; j’ai retenu cette phrase quirestera dans l’histoire dite par Christine Ockrent : « j’ai vu deux beaux animaux politiques »

-       avec un Nicolas Sarkozy à contre-emploi, ce qui était habile : ne pas jeter d’anathèmes, passer pour une victime, jouer les rassembleurs en ciblant les villiéristes avec la Turquie, les lepénistes avec la sévérité par rapport aux délinquants, les enseignants avec le garde-à-vous des élèves à leur entrée en classe ; remarquez à ce propos : études surveillées pour lui, soutien individuel gratuit pour elle : quelle est la mesure la plus concrète ?

-       avec une Ségolène Royal, toujours au créneau, intervenant quand c’était son tour, plus longuement, interrompant Sarkozy qui bien sûr utilisait le même procédé, revenant sur des sujets déclarés clos par les journalistes, se mettant en colère sur la question de la scolarisation des enfants handicapés et étant à ce moment-là d’un tranchant montrant qu’elle n’était pas énervée ; non, elle n’avait pas perdu son contrôle, elle pouvait enfin stigmatiser l’immoralité politique de Nicolas Sarkozy, difficile à attraper sur son bilan, sur le bilan de 2 gouvernement auxquels il a participé, immoralité consistant à promettre ce que l’on a détruit, le plan handiscol

-       ayant lu la profession de foi pour le 2° tour de Nicolas Sarkozy, je puis affirmer que l’immoralité y explose puisqu’ une série de « ou – ou » émaille sa profession de foi, logique du tiers - exclu, où il oppose à son choix, un autre choix purement rhétorique, car l’imprécision sur le « ou » à exclure est volontaire, de l’ordre du sous-entendu : vous savez de qui  je parle, jouant par là sur les préjugés, l’irrationnel, montrant son refus de reconnaître le projet de sa « concurrente », de le nommer, de l’intégrer dans sa logique

-       exemples : nous replier sur le passé ou faire les choix de l’avenir ; répéter les recettes d’hier qui ont échoué ou mettre en œuvre les solutions qui ont marché partout ailleurs ; travailler moins et gagner moins ou travailler plus et gagner plus ; suivent 5 autres alternatives de ce caniveau

-       honnête, il devrait dire par exemple : mettre en œuvre les solutions qui ont marché partout ailleurs (moi, Nicolas Sarkozy) ou mettre en œuvre les solutions qui marchent ici et là (elle, Ségolène Royal) ; travailler plus et gagner plus (moi, Nicolas Sarkozy) ou travailler tous avec des salaires justes (elle, Ségolène Royal)

-       sa malhonnêteté apparaît dans sa conclusion de débat : Je veux être le président de la République qui rendra la dignité aux victimes. Je ne mettrai jamais sur le même plan les victimes et les délinquants, les fraudeurs et les honnêtes gens, les truqueurs et la France qui travaille. Sous-entendu : Ségolène Royal choisit les fraudeurs, les truqueurs, les fainéants. Berk ! on retrouve là le Nicolas Sarkozy de Bercy, le diviseur, celui qui montre du doigt  et qui ne veut pas être pointé par Ségolène

-       l’homme du passé, pour moi, c’est clair, c’est Nicolas Sarkozy ; c’est l’homme des recettes contre les travailleurs et pour les rentières à chèque de 7 millions d’euros. Au passage, je signale que le remboursement de la dette (18 à 20 000 euros par Français) profite à des actionnaires, des obligataires, des résidents français (13 000 environ ; voir mon article : comment battre Sarko ?)) dont on aimerait connaître les noms mais là, je redeviens trotskyste.

-       la conclusion de Ségolène Royal a été de plus haute tenue et là je dois dire que j’ai été estomaqué par la partialité des cameramen car Sarkozy s’est adressé à nous plutôt de biais alors qu’elle a été cadrée de face nous regardant dans les yeux comme elle avait regardé Sarkozy sans ciller, lui étant plus fuyant. La photo de la poignée de mains est significative : il ne la regarde pas ; les cameramen lui ont joué un vilain tour : il ne nous a pas regardé pour conclure.

-       la forte présence de Ségolène Royal tout au long de ce débat et surtout à la fin m’a fait rêver d’une France présidente.

Jean-Claude Grosse

             http://les4saisons.over-blog.com
Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Débat
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 17:35

Dernière nouveauté des sondeurs: les résultats avant le résultat des enquêtes!

"Nicolas Sarkozy (UMP) reste favori pour l'emporter dimanche contre Ségolène Royal (PS), au lendemain d'un débat qui n'a pas bouleversé le rapport de forces politique, ont affirmé jeudi plusieurs sondeurs, qui attendaient toutefois le résultat d'enquêtes en cours."

Demain avec les machines électroniques, nous aurons les résultats avant le vote...

Ces méthodes permettront peut -être, dans un premier temps, un vol électoral mais elles conduiront à  une rupture civile d'autant plus forte.
Marine le Pen peut se frotter les mains: l'avenir lui sera radieux!



Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Actualité
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 14:10

NUCLEAIRE :

  • Sur l'EPR, Nicolas Sarkozy n'a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l'avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l'élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.
  • Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l'Intérieur et ministre d'Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu'il s'agissait de la troisième génération de réacteur.
  • Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France et 78 % de l'énergie produite en France est d'originie nucléaire et non 50 % comme l'a dit Nicolas Sarkozy.

RETRAITES :

  • Nicolas Sarkozy a continué dans la désinformation en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu'en 2008. Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu'il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu'un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».En disant que cela était financé jusqu'en 2020, Nicolas Sarkozy reconnait lui même que le problème n'est pas réglé définitivement et que cette réforme n'est donc pas la solution tant attendue ...
  • Il a annoncé hier qu'il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d'euros.

DROITS DE SUCCESSION :

  • La suppression des droits de succession a été la première mesure de Berlusconi en 2001.
  • De plus, c'est une mesure couteuse (5 milliards d'euros) on ne peut relancer ni la consommation ni l'investissement avec une telle mesure. Elle est économiquement inefficace car l'imposition sur le patrimoine ne concerne qu'un francais sur cinq. C'est donc une mesure de clientélisme qui vise d'abord les plus riches ...

 

35 HEURES :

  • Nicolas Sarkozy n'a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimées, Il a reconnu devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.

HEURES SUPPLEMENTAIRES :

  • Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?
  • Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.
  • Effectuer des heures supplémentaires, c'est consacrer moins de temps à sa vie familiale.
  • Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l'emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.

IRAN :
  • Nicolas Sarkozy n'a toujours pas saisi l'enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n'a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d'enrichissement d'uranium.
  • La position de Ségolène Royal qui est celle de l'AIEA, de l'UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l'Iran, pas de nucléaire civil tant que l'Etat ne se soumet pas aux contrôles de l'Agence. Plus qu'une question de bon sens, il s'agit d'une question de sécurité.

SECURITE :

  • Lors du débat, Nicolas Sarkozy a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu'à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d'entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières. On peut citer aussi l'exemple de Berlin où les taxis sont gratuits pour les femmes à partir de 3 heures du matin.

D'autre part, le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c'est :

  • + 30 % d'agressions depuis 2002.
  • + 11 % de violence faites aux personnes.
  • + 26% pour le nombre de faits de violence à l'école.
  • Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c'était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l'ancien ministre de l'intérieur, mais une réussite personnelle.
  • 12 000 policiers agressés en 2006.
  • 3 semaines d'émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l'automne 2005.

Le bilan de l'ancien ministre de l'Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l'incapacité du candidat en matière de sécurité.

Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Débat
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 14:06
L'institut Opinion Way a déjà à plusieurs reprises démontré son manque de fiabilité. Sans aucune précision sur les marges d'erreur, cet organisme proclame que Nicolas Sarkozy serait le vainqueur du débat d'hier soir sur tous les sujets économiques et sociaux, abandonnant les restes d'empathie à Ségolène Royal pour les thèmes dits compassionnels. Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, co-directeurs de campagne de Ségolène Royal, s'insurgent contre ces pratiques et dénoncent des manoeuvres de commande.
Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Débat
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 13:53

Surprenant cette étude sur les thèmes prioritaires qui ont mené aux choix du premier tour. Il en ressort clairement que les préoccupations des électeurs de Royal et de Bayrou sont très proche, alors que les préoccupations de ceux de Sarkozy sont à l’identiques de celle de Le Pen. Entre les deux groupe par contre le fossé est très large.

 

 

Royal

Bayrou

Écart entre les 2 groupes

Sarkozy

Le Pen

éducation

50

47

32.5

22

10

chômage

47

41

10.5

38

29

exclusion pauvreté

45

23

22.5

11

12

pouvoir d'achat

42

45

5.5

37

39

retraite

22

21

1

24

17

environnement

22

24

18.5

8

1

Europe

16

31

1

22

23

justice

14

17

-3.5

22

16

insécurité

13

18

-42.5

54

62

immigration

12

10

-37.5

33

64

impôt

8

11

-10

22

17

Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Débat
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 13:11
Ce qui est frappant à l'issue de ce débat historique, c'est l'absence totale d'analyse de fond de la part des grands médias, que se soit sur la gestuelle de chacun ou sur le discours. Ceci ne peut s’expliquer que par une nette domination médiatique du candidat sortant face à une nette domination de Ségolène Royal durant le débat. Victoire dans le débat confortée par le débat sur le débat qui porte essentiellement sur  Ségolène Royal!
Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Débat
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