Et Maintenant

  sego6mai.jpg On va travailler, rénover, refonder, préparer les prochaines échéances.
Dans chaque épreuve, dans chaque échéance politique, il faut en tirer les leçons et puis toujours regarder vers l'avenir.

Il faut rester unis, il faut prendre le temps de faire l'évaluation des choses.

Moi, je suis heureuse d'avoir donné un message d'espoir. Je sais qu'il y a beaucoup de gens déçus et tristes, je ne veux pas qu'il le soient, donc je prends ma force intérieure pour continuer à leur communiquer de l'énergie"





Débat

Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /Juin /2007 16:59

Lettre ouverte à nos camarades socialistes – En résumé

Si nous devons tirer sans complaisance les raisons de notre dernière défaite, nous devons également analyser ce qui a permis à Nicolas Sarkozy de gagner. Vu des Etats-Unis, nous pouvons dire qu’il a réussi sa campagne grâce à une performante machine de communication, comparable à celle que Karl Rove a monté pour Georges W. Bush.

Le marketing politique mis au service de la campagne:
- Les propositions politiques réduites à des slogans fabriqués pour être facilement enregistrés par les électeurs et porteurs d’une signification forte. Comme pour la publicité commerciale, le lien objectif entre le slogan et la proposition politique n’est pas établi (Chez Bush : “No Child Left Behind”, suppression de la Death Tax. Chez  Sarkozy : “Travailler plus pour gagner plus”, suppression de l’impôt sur les successions, “L’immigration choisie”).
- Une communication calibrée sur la base des matrices façon Karl Rove : connaître les attentes de son électorat pour diffuser un discours à même de le séduire. L’objectif est de s’assurer le soutien de sa base électorale (Chez Bush : contre le mariage gay et contre l’avortement, opposition à la théorie de l’évolution de Darwin. Chez Sarkozy : le ministère de l’immigration et de l’identité nationale, la racaille nettoyée au Karcher).
- Organisation et discipline de la communication: tous les membres du parti relaient la ligne politique du leader, on s’assure également des relais dans les médias (Bush et Sarkozy ont limité toute opposition au sein de leurs partis et ont des relations étroites avec les groupes de médias)
- Exploitation des faiblesses supposées de l’adversaire afin de le décrédibiliser (Bush accuse les Démocrates de ne pas pouvoir assurer la défense des Américains ainsi que d’être faibles dans la lutte contre le terrorisme. Sarkozy clame que  les socialistes sont nuls en gestion et en économie, qu’ils sont laxistes dans la lutte contre la délinquance, qu’ils sont partisans de l’assistanat).
- Faire passer les échecs pour des succès (Pour Bush : le désastre en Irak n’est pas reconnu. Pour Sarkozy : la non-publication de certains rapports pour afficher une action positive au ministère de l’intérieur).

Les propagandes de Bush et de Sarkozy sont d’autant plus redoutables qu’elles sont testées, diffusées dans l’électorat pendant des années avant la campagne. Ils ont compris que les batailles de communication se gagnent sur le long terme. Les Démocrates aux Etats-Unis ou nous-mêmes en France ne pouvons pas imposer nos programmes quand ils sont présentés quelques semaines seulement avant les élections. Le retard dans la communication ne peut pas être rattrapé.

Apres l’élection:
- L’ouverture dans la constitution du gouvernement : un affichage de la volonté d’intégrer une large composante du spectre politique quand la politique menée est centrée sur sa ligne idéologique (Bush enrôle Norman Mineta. Sarkozy embauche Bernard Kouchner).
- Les liens consanguins avec les medias (Chez Bush : échanges croisés avec les médias, des proches deviennent analystes/journalistes dans les médias ; un présentateur vedette de Fox News devient porte-parole de la Maison Blanche. Chez Sarkozy : des proches nommés a TF1 et France24 ; des journalistes sont embauchés a l’Elysée)

Par cette lettre ouverte à tous nos camarades socialistes, nous voulons dire au PS qu’il est temps de professionnaliser notre communication. Nous ne pouvons pas laisser la machine de propagande Sarkozy tourner à plein régime pendant cinq ans. Il ne faudra rien laisser passer : pas une conférence de presse présidentielle sans réponse du PS, pas d’action du gouvernement sans proposition du PS pour améliorer ou contrer. Pas une critique lancée par l’UMP contre le PS ou un de ses dirigeants laissée sans réplique. Notre communication doit devenir audible, soigneusement préparée, cohérente. Sinon, la nécessaire et indispensable rénovation ne suffira pas, et nous partirons de nouveau en campagne en 2012 avec un gros handicap.

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Lettre ouverte à nos camarades socialistes – Texte intégral

Par Corinne Narassiguin, Christophe Monier, Franck Millan (Section de New York) - Publié dans : Débat
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /Mai /2007 14:34

Daniel et Gabriel Cohn-Bendit, Jean-Yves le Drian président PS de la région Bretagne, Jean-Pierre Mignard avocat, Joël Roman éditeur, Christiane Taubira députée PRG


Aujourd'hui, nous sommes tristes, mais nous ne nous laisserons pas aller à maudire le peuple français, ni à souhaiter le pire pour notre pays.
Un immense espoir vient d'être déçu. Nous respectons le verdict du suffrage universel et nous espérons que l'ivresse de la victoire ne conduira pas le vainqueur à mettre en oeuvre une politique de brutalisation de la société.
Mais nous sommes aussi conscients que personne ne peut s'exonérer de la défaite de Ségolène Royal et prendre la candidate comme bouc émissaire de ses propres insuffisances. Sans doute des erreurs ont été commises. Mais la timidité gauchiste envers la perspective du gouvernement, la rigidité et la suffisance socialiste, la pusillanimité du centre sont les principales causes politiques de cette situation.
Les premiers ont entretenu la suspicion sur la candidate socialiste. Les seconds, en s'accrochant à un projet socialiste davantage fait pour reconstituer l'unité du parti que pour offrir à leurs compatriotes un projet social-démocrate crédible, ont rendu impossible l'ouverture exigée. Les derniers enfin, en refusant d'appeler clairement à une alliance avec la gauche, ont sapé les bases de la nouvelle orientation politique qu'ils disaient vouloir construire.
Malgré ces obstacles, Ségolène Royal a su incarner un espoir collectif immense. Aussi est-elle la mieux qualifiée pour poursuivre la construction de ce rassemblement nouveau qui devra s'affranchir des limites constatées durant la campagne présidentielle.
Ce qui s'est esquissé à chaud, avec des atermoiements et à demi-mot dans la campagne d'entre deux tours de Ségolène Royal, doit être désormais repris, travaillé, prolongé et assumé.
Les Verts doivent sortir de leur culture d'isolement et de leur paralysie interne, pour comprendre que les enjeux qu'ils portent sont compris bien au-delà de leur cercle et perçus comme cruciaux par une majorité de la population.
La gauche antilibérale doit sortir de l'impasse dans laquelle l'a conduite tout refus pratique de gouverner.
Le Parti socialiste doit poursuivre la mutation désormais entamée et assumer clairement l'option sociale-démocrate qu'il a su esquisser durant cette campagne : accepter une mondialisation contrôlée qui puisse devenir, à l'instar de nos partenaires européens, une opportunité et pas seulement une menace.
Le centre doit rompre son alliance historique avec la droite, qui l'a trop souvent conduit à oublier qu'il était porteur d'un message de cohésion sociale et de vitalité démocratique. Si le nouveau parti de François Bayrou refuse d'être une UDF vassalisée par Nicolas Sarkozy, il ne peut avoir d'espace politique qu'au sein d'une nouvelle alliance avec une gauche elle-même rénovée. Cette nouvelle alliance doit proposer un projet politique commun, fondé sur la perspective d'une société pacifiée, et non celle d'une société divisée ; celle d'un engagement européen renouvelé et ouvert, et non d'une concession faite du bout des lèvres à des partenaires qu'on méprise ; celle d'une société qui assume le marché et le libre-échange, mais qui n'y réduit pas la totalité des rapports sociaux ; bref, une société qui regarde l'avenir avec confiance, et non une société qui prône la méfiance de chacun envers ses voisins. Le débat politique de cette élection présidentielle a esquissé de telles convergences : sur la réduction nécessaire de la dette publique, sur l'efficacité de services publics renouvelés, sur le soutien aux plus démunis, sur la prise en compte résolue des menaces qui pèsent sur la planète et sur notre développement (énergie, réchauffement climatique, eau), sur l'idée d'une sécurisation des itinéraires des travailleurs conciliable avec la mobilité qu'ils peuvent souhaiter et qui est nécessaire aux entreprises, sur une perspective de croissance fondée sur l'investissement dans la formation, la recherche et l'économie de la connaissance, sur la définition d'une société ouverte et solidaire, et donc sur des valeurs qui rassemblent, qui réunissent, et qui pacifient. Le Parti socialiste a besoin d'alliés, non de vassaux auxquels il concède quelques circonscriptions pour entretenir l'illusion du pluralisme, tandis que ceux-ci tiennent un double langage en étant parfois tentés de confondre autonomie et irresponsabilité. La France a besoin d'une nouvelle coalition analogue à la coalition italienne de l'Olivier, où chacun trouve sa place. Pour cela il faut rompre avec le couperet majoritaire, véritable laminoir de la diversité politique du pays. Certes, le scrutin majoritaire est nécessaire pour obtenir des majorités stables : mais la maturité démocratique exige qu'une part significative de proportionnelle soit instaurée pour que toutes les formations politiques significatives soient représentées au Parlement, même celles qui ne nous plaisent pas ­ leur inscription dans le jeu politique et leur confrontation aux véritables enjeux de la société est aussi à ce prix. Dans l'immédiat, des accords de désistement ou, parfois, des circonscriptions réservées doivent permettre de sceller cette alliance. Les élections législatives peuvent être l'occasion d'une nouvelle mobilisation collective, pourquoi pas victorieuse, au moins capable de constituer une opposition forte. Ne laissons pas perdre les acquis de cette campagne présidentielle, ne laissons pas perdre l'élan qu'a su insuffler à cette campagne Ségolène Royal, et le renouveau qu'elle incarne, ne nous laissons pas gagner par le découragement, regagnons l'espoir.
Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Débat
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 22:01
Pour que cette note reste dans l’Histoire :

-       le débat a eu lieu le 2 mai 2007, de 21 H à 23 H 40, à Boulogne, dans les studios de la SFP

-       il a été suivi par 20 millions de téléspectateurs ; j’ai été un de ceux-là ; comme je savais qu’il  n’ y  aurait pas  de pause, j’avais pris mes dispositions pour mes besoins urgents

-       assuré de ne pas devoir interrompre mon écoute et mon regard, j’ai, un peu tendu, suivi ce débat

-       Nicolas Sarkozy a commencé le premier, ainsi en avait décidé un tirage au sort, Ségolène Royal terminant le débat

-       les journalistes avaient choisi 4 grands sujets, avec des questions précises et assez vite, on s’est retrouvé ailleurs, grâce ou à cause de Ségolène Royal, plutôt, à cause de sa méthode

-       là, se situe pour moi, l’essentiel de ce débat : d’un côté des journalistes et Nicolas Sarkozy, fonctionnant avec une méthode simple, simpliste même

-       pour les journalistes, la France et la campagne, ce sont des questions auxquelles il faut répondre, si possible brièvement

-       Nicolas Sarkozy a très bien joué ce jeu : à chaque problème, sa solution, c’est du clefs en mains qu’il propose, tout dans sa boîte ou sa case avec son cadenas, le délinquant avec sa peine plancher, le multi-récidiviste avec des peines lourdes, le travailleur avec ses heures supplémentaires exonérées, les retraites avec leur temps de cotisation augmenté…lisez le texte du débat et vous verrez que c’est monsieur réponse à tout, solution à tout, secteur par secteur, catégorie par catégorie : la Turquie, c’est non, parce qu’elle est en Asie mineure, point final, simple n’est-ce pas, simpliste car la question n’est pas une question de géographie mais une question politique complexe comme l’a montré Bernard Guetta sur France-Inter, le 3 mai ; l’EPR, ça existe déjà et si on retarde sa mise en fonction, alors on fait fonctionner plus longtemps les vieilles centrales : ce n’est pas responsable ; irréfutable, mon cher Watson

-       la logique de Nicolas Sarkozy est la logique du tiers - exclu, de l’identité et de la non-contradiction, une logique remontant à Aristote, efficace dans les discours, rarement dans les actions car le domaine de l’action c’est le domaine du prévisible et de  l’imprévisible, du décidable et de l’indécidable quand toutes les options rationnelles en pour et en contre ont été pesées et qu’il faut quand même décider à l’ « instinct »

-       de l’autre côté, Ségolène Royal, avec une démarche, une méthode relevant de ce que certains appellent la pensée de la complexité où l’on est soucieux des interactions, des liens, des concordances, synergies, des répulsions, des résistances au changement

-       cette logique à l’œuvre, appelée par Ségolène Royal, cercles vertueux, donnant-donnant, gagnant-gagnant, piliers du pacte présidentiel, et qu’elle énonce sous une forme simple : tout est lié,  tout se tient, la famille, l’école, le logement, l’emploi, le pouvoir d’achat, cette logique est à mon avis, la logique qui convient à notre temps, complexe, très mouvant, très innovant, obligeant donc à des adaptations permanentes ; on a parlé à un moment donné dans les sciences dures de logique floue ; la physique quantique en est la preuve la plus surprenante ; il me semble que le flou relevé par certains dans les propos de Ségolène Royal n’est pas un flou d’incompétence, un flou poétique ou irresponsable mais  bien un flou « scientifique » car il n’est pas possible de prévoir tous les effets d’un dispositif politique, économique, financier…il faut essayer, évaluer, corriger, remettre à plat…tous termes qu’on retrouve dans le vocabulaire de la France présidente

-       dans ce registre, avec cette méthode, cette logique, Ségolène Royal s’est montrée convaincante, concrète, mettant même en difficulté l’aristotélicien irréfutable, celui-ci cherchant bien sûr à la mettre en difficulté : à mon avis, il n’y est pas arrivé même sur la question du financement des retraites où il a été particulièrement insistant, car oui s’il y a croissance, s’il y a développement, il y a rentrée mais comment évaluer avant 

-       la méthode de Nicolas Sarkozy est très différente ; il y a un problème de dette : faisons des économies tout de suite, ne remplaçons qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, sans dire dans quels secteurs ; ça semble efficace, logique ; c’est de la poudre aux yeux car oui, on fait des économies mais au prix de l’affaiblissement de l’école, de la désertification des zones rurales par les services publics…

-       y a-t-il eu un ou une gagnante ? question idiote puisque chaque téléspectateur avait ses a priori et qu’il est peu vraisemblable que beaucoup de gens aient changé de point de vue sur l’un ou l’autre

-       il s’agissait d’un exercice obligé de la démocratie, dont on a été privé depuis 12 ans et l’exercice a tenu ses promesses ; c’était pêchu ; j’ai retenu cette phrase quirestera dans l’histoire dite par Christine Ockrent : « j’ai vu deux beaux animaux politiques »

-       avec un Nicolas Sarkozy à contre-emploi, ce qui était habile : ne pas jeter d’anathèmes, passer pour une victime, jouer les rassembleurs en ciblant les villiéristes avec la Turquie, les lepénistes avec la sévérité par rapport aux délinquants, les enseignants avec le garde-à-vous des élèves à leur entrée en classe ; remarquez à ce propos : études surveillées pour lui, soutien individuel gratuit pour elle : quelle est la mesure la plus concrète ?

-       avec une Ségolène Royal, toujours au créneau, intervenant quand c’était son tour, plus longuement, interrompant Sarkozy qui bien sûr utilisait le même procédé, revenant sur des sujets déclarés clos par les journalistes, se mettant en colère sur la question de la scolarisation des enfants handicapés et étant à ce moment-là d’un tranchant montrant qu’elle n’était pas énervée ; non, elle n’avait pas perdu son contrôle, elle pouvait enfin stigmatiser l’immoralité politique de Nicolas Sarkozy, difficile à attraper sur son bilan, sur le bilan de 2 gouvernement auxquels il a participé, immoralité consistant à promettre ce que l’on a détruit, le plan handiscol

-       ayant lu la profession de foi pour le 2° tour de Nicolas Sarkozy, je puis affirmer que l’immoralité y explose puisqu’ une série de « ou – ou » émaille sa profession de foi, logique du tiers - exclu, où il oppose à son choix, un autre choix purement rhétorique, car l’imprécision sur le « ou » à exclure est volontaire, de l’ordre du sous-entendu : vous savez de qui  je parle, jouant par là sur les préjugés, l’irrationnel, montrant son refus de reconnaître le projet de sa « concurrente », de le nommer, de l’intégrer dans sa logique

-       exemples : nous replier sur le passé ou faire les choix de l’avenir ; répéter les recettes d’hier qui ont échoué ou mettre en œuvre les solutions qui ont marché partout ailleurs ; travailler moins et gagner moins ou travailler plus et gagner plus ; suivent 5 autres alternatives de ce caniveau

-       honnête, il devrait dire par exemple : mettre en œuvre les solutions qui ont marché partout ailleurs (moi, Nicolas Sarkozy) ou mettre en œuvre les solutions qui marchent ici et là (elle, Ségolène Royal) ; travailler plus et gagner plus (moi, Nicolas Sarkozy) ou travailler tous avec des salaires justes (elle, Ségolène Royal)

-       sa malhonnêteté apparaît dans sa conclusion de débat : Je veux être le président de la République qui rendra la dignité aux victimes. Je ne mettrai jamais sur le même plan les victimes et les délinquants, les fraudeurs et les honnêtes gens, les truqueurs et la France qui travaille. Sous-entendu : Ségolène Royal choisit les fraudeurs, les truqueurs, les fainéants. Berk ! on retrouve là le Nicolas Sarkozy de Bercy, le diviseur, celui qui montre du doigt  et qui ne veut pas être pointé par Ségolène

-       l’homme du passé, pour moi, c’est clair, c’est Nicolas Sarkozy ; c’est l’homme des recettes contre les travailleurs et pour les rentières à chèque de 7 millions d’euros. Au passage, je signale que le remboursement de la dette (18 à 20 000 euros par Français) profite à des actionnaires, des obligataires, des résidents français (13 000 environ ; voir mon article : comment battre Sarko ?)) dont on aimerait connaître les noms mais là, je redeviens trotskyste.

-       la conclusion de Ségolène Royal a été de plus haute tenue et là je dois dire que j’ai été estomaqué par la partialité des cameramen car Sarkozy s’est adressé à nous plutôt de biais alors qu’elle a été cadrée de face nous regardant dans les yeux comme elle avait regardé Sarkozy sans ciller, lui étant plus fuyant. La photo de la poignée de mains est significative : il ne la regarde pas ; les cameramen lui ont joué un vilain tour : il ne nous a pas regardé pour conclure.

-       la forte présence de Ségolène Royal tout au long de ce débat et surtout à la fin m’a fait rêver d’une France présidente.

Jean-Claude Grosse

             http://les4saisons.over-blog.com
Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Débat
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 14:10

NUCLEAIRE :

  • Sur l'EPR, Nicolas Sarkozy n'a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l'avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l'élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.
  • Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l'Intérieur et ministre d'Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu'il s'agissait de la troisième génération de réacteur.
  • Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France et 78 % de l'énergie produite en France est d'originie nucléaire et non 50 % comme l'a dit Nicolas Sarkozy.

RETRAITES :

  • Nicolas Sarkozy a continué dans la désinformation en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu'en 2008. Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu'il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu'un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».En disant que cela était financé jusqu'en 2020, Nicolas Sarkozy reconnait lui même que le problème n'est pas réglé définitivement et que cette réforme n'est donc pas la solution tant attendue ...
  • Il a annoncé hier qu'il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d'euros.

DROITS DE SUCCESSION :

  • La suppression des droits de succession a été la première mesure de Berlusconi en 2001.
  • De plus, c'est une mesure couteuse (5 milliards d'euros) on ne peut relancer ni la consommation ni l'investissement avec une telle mesure. Elle est économiquement inefficace car l'imposition sur le patrimoine ne concerne qu'un francais sur cinq. C'est donc une mesure de clientélisme qui vise d'abord les plus riches ...

 

35 HEURES :

  • Nicolas Sarkozy n'a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimées, Il a reconnu devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.

HEURES SUPPLEMENTAIRES :

  • Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?
  • Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.
  • Effectuer des heures supplémentaires, c'est consacrer moins de temps à sa vie familiale.
  • Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l'emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.

IRAN :
  • Nicolas Sarkozy n'a toujours pas saisi l'enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n'a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d'enrichissement d'uranium.
  • La position de Ségolène Royal qui est celle de l'AIEA, de l'UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l'Iran, pas de nucléaire civil tant que l'Etat ne se soumet pas aux contrôles de l'Agence. Plus qu'une question de bon sens, il s'agit d'une question de sécurité.

SECURITE :

  • Lors du débat, Nicolas Sarkozy a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu'à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d'entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières. On peut citer aussi l'exemple de Berlin où les taxis sont gratuits pour les femmes à partir de 3 heures du matin.

D'autre part, le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c'est :

  • + 30 % d'agressions depuis 2002.
  • + 11 % de violence faites aux personnes.
  • + 26% pour le nombre de faits de violence à l'école.
  • Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c'était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l'ancien ministre de l'intérieur, mais une réussite personnelle.
  • 12 000 policiers agressés en 2006.
  • 3 semaines d'émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l'automne 2005.

Le bilan de l'ancien ministre de l'Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l'incapacité du candidat en matière de sécurité.

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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 14:06
L'institut Opinion Way a déjà à plusieurs reprises démontré son manque de fiabilité. Sans aucune précision sur les marges d'erreur, cet organisme proclame que Nicolas Sarkozy serait le vainqueur du débat d'hier soir sur tous les sujets économiques et sociaux, abandonnant les restes d'empathie à Ségolène Royal pour les thèmes dits compassionnels. Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, co-directeurs de campagne de Ségolène Royal, s'insurgent contre ces pratiques et dénoncent des manoeuvres de commande.
Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Débat
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 13:53

Surprenant cette étude sur les thèmes prioritaires qui ont mené aux choix du premier tour. Il en ressort clairement que les préoccupations des électeurs de Royal et de Bayrou sont très proche, alors que les préoccupations de ceux de Sarkozy sont à l’identiques de celle de Le Pen. Entre les deux groupe par contre le fossé est très large.

 

 

Royal

Bayrou

Écart entre les 2 groupes

Sarkozy

Le Pen

éducation

50

47

32.5

22

10

chômage

47

41

10.5

38

29

exclusion pauvreté

45

23

22.5

11

12

pouvoir d'achat

42

45

5.5

37

39

retraite

22

21

1

24

17

environnement

22

24

18.5

8

1

Europe

16

31

1

22

23

justice

14

17

-3.5

22

16

insécurité

13

18

-42.5

54

62

immigration

12

10

-37.5

33

64

impôt

8

11

-10

22

17

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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 13:11
Ce qui est frappant à l'issue de ce débat historique, c'est l'absence totale d'analyse de fond de la part des grands médias, que se soit sur la gestuelle de chacun ou sur le discours. Ceci ne peut s’expliquer que par une nette domination médiatique du candidat sortant face à une nette domination de Ségolène Royal durant le débat. Victoire dans le débat confortée par le débat sur le débat qui porte essentiellement sur  Ségolène Royal!
Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Débat
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 12:45

C’est faux, elle est faite pour discourir à deux, il est fait pour dialoguer seul, dans un débat ça se paie...


Reprise d'un article d'un blog somme toute libre d'attache partisane http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=610

Ca m’en arrache une de l’admettre mais elle a été meilleure. Evidemment, tout cela c’est de la forme mais quand même. Il n’était pas dans le coup ce soir. Bizarre, quand même. Mauvaise derrière la tribune, sa technique d’éloquence l’emporte sur le plateau. Elle lui fait le coup qu’elle a fait à la jeune militante socialiste en Bretagne. Elle le questionne, l’interrompt, le nargue. Il a choisi de dire Madame, d’être poli, de dire qu’elle a raison sur certains points, de jouer fair-play. Peine perdue.

Il radote des morceaux de discours de cette campagne qu’il a menée seul, sans débattre, il a trop parlé devant des foules conquises et qu’il connaît par coeur. Dialoguant avec lui même, posant les questions et faisant les réponses à longueur de meetings. Sur le plateau, la technique ne fonctionne pas ou fonctionne mal. Il se tourne sans cesse vers PPDA pour trouver de l’air ou la caution d’un regard. Elle donne du charme à l’interruption. Il y a de la malice dans sa cruauté. Mitterrand puissance 10 dans la taquinerie en direct ?

Elle me bluffe. Merde.

Elle est dans une attitude d’ouverture quand elle l’écoute. Les débats participatifs auront finalement servi à ça. Préparer son débat avec lui. J’ai même reluqué sa cambrure sur son siège pendant qu’il évoquait les 35 heures. Il est recroquevillé quand elle récite. Elle déclame, assure, enfonce les portes ouvertes sans complexes quand lui appelle les réusssites des pays étrangers à la rescousse, elle, convoque seulement son aplomb. Lui qui a bâti son discours contre ne sait plus trop sur quoi cogner car il s’est préparé à la ménager. Elle délivre ses sentences en toute démagogie, une démagogie qui avance tranquille. Il y a une effronterie bluffante dans sa manière de faire du "y’a qu’à faut qu’on". Il la regarde par en dessous, courbé qu’il est sur la table. C’est le plan large qui le montre.

Chez lui, ce qui marchait ne marche plus. Et chez elle ce qui ennuyait fonctionne à fond. Ses formules ne font pas mouche mais elles occupent l’espace quand sa parole à lui est étriquée et patauge dans ses triomphes de la Porte de Versailles et de Bercy. Et maintenant, elle l’engueule, lui dit qu’elle est en colère. Mohamed Royal Ali. Je rève.

Demain, chacun dira que le débat n’a été gagné par personne. Que chacun a fait ce q’uil avait à faire. Faux. Elle a fait mieux que d’habitude et il a fait moins bien. Bizarrement elle est faite pour discourir à deux et il est fait pour dialoguer seul.

Dans un débat, ce n’est pas à son avantage.

Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Débat
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 12:32
L'homme qui ne supporte pas le regard de l'autre. Une constante de tout le débat. Il est regrettable que pour une fois la gestuelle ne soit pas plus décryptée.
. eux.jpg
Par Le Comité de Soutien Canada à Ségolène Royal - Publié dans : Débat
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Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /Avr /2007 17:25
Est-ce que les Français sont prêts à élire une femme présidente ? Probablement pas, vu que les derniers propos de Nicolas Sarkozy sur Ségolène Royal n'ont suscité aucune polémique dans l'opinion. La vive riposte de sa rivale aux attaques qu'il dirigeait contre elle serait «une forme d'hystérie», a-t-il affirmé. Un choix sémantique qui n'est pas hasardeux : jusqu'au XIXe  siècle, on croyait que c'était le déplacement de l'hystera (l'utérus, en grec classique) qui provoquait les symptômes de cette névrose extrême et, bien entendu, exclusivement féminine.
Pour le candidat portant virilement le costume du chef de tribu, parler d'hystérie devient un moyen de mettre en évidence l'incompétence de son adversaire, car son instabilité la rendrait inéligible à la présidence, cette fonction réservée aux hommes providentiels.
Une geste si peu subtil ne devrait pas passer inaperçu. Et pourtant, personne n'en parle. Même pas Royal, peut-être parce qu'on continue à considérer qu'analyser ce sexisme au quotidien est très exagéré. Bref, une autre forme d'hystérie. Voici un des principaux facteurs qui aident à fortifier les inégalités : ne pas en parler, se convaincre que tout est déjà réglé. Même si l'occasion est unique pour le dénoncer, de rares articles sont consacrés à ce problème. Où sont Julia Kristeva ou Hélène Cixous quand on en a besoin?
 Souvent, pour une femme politique, la stratégie pour imposer le respect était d'effacer sa féminité, à la manière de Margaret Thatcher, d'Angela Merkel ou de Condoleeza Rice. Ou bien de s'associer aux segments de pouvoir exclusivement masculins, comme Michèle Alliot-Marie ou (précédemment) la présidente chilienne Michelle Bachelet, attachées à la Défense.
Royal a choisi un autre chemin, étant certaine que les Français sont prêts à lui emboîter le pas. J'en doute. Si Bayrou entend le bruit d'une ambulance, se perd dans son discours, s'excuse puis recommence, comme il l'a fait la semaine dernière à Nîmes, c'est seulement de la fatigue, ou un lapsus. Si c'est Royal, c'est le symptôme de sa profonde incompétence. Si Sarkozy se trompe quand il prononce un discours qu'il n'a pas lu avant, c'est tout à fait normal. Si c'est Royal, c'est clair qu'elle «récite des fiches cuisine», dixit DSK. D'ailleurs, aurait-elle la même légitimité naturelle que M. Bayrou si elle possédait deux tracteurs et affichait son origine campagnarde en permanence ?
Rassurez-vous : ceci n'est pas une critique destructrice faite aux Français, comme celles qui ont provoqué dans ce blog des réactions du genre «Tapez à votre porte». En Espagne, les choses ne sont pas mieux. L'année dernière, la vice-présidente Teresa Fernández de la Vega a été ridiculisée par le porte-parole parlementaire de la droite, qui rigolait parce qu'elle s'était habillée avec une robe traditionnelle africaine lors d'une visite officielle en Mozambique. «Vous aimez bien de vous déguiser», a-t-il dit. Elle a choisi de quitter la salle. Un erreur : face aux insultes, il aurait fallu tenir bon. Ségolène tiendra-t-elle?

Par Alex Vicente - Publié dans : Débat
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